L'allongement de l'espérance de vie associé à la baisse du nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités (4 cotisants pour 1 retraité en 1960 contre 1,8 pour 1 aujourd'hui) rendent cette réforme nécessaire.
Aujourd'hui,
la France n'est plus en mesure d'assurer le paiement des pensions des
15,5 millions de retraités sans recourir à l'emprunt. Le
Gouvernement ayant exclu toute baisse des pensions, la réponse à
cette situation doit être avant tout d'ordre démographique. De
nombreux pays européens, confrontés à la même situation, se sont
déjà engagés dans cette voie en relevant l'âge de départ à la
retraite.
Dans cette optique, le Gouvernement s'est attelé à proposer une réforme responsable et juste autour de quatre orientations:
Augmenter la durée d'activité de manière progressive. L'âge légal de départ à la retraite passe ainsi, progressivement, de 60 à 62 ans en 2018. Dans le même temps, l'âge automatique d'obtention d'une pension complète est relevé à 67 ans contre 65 actuellement. Les assurés ayant débuté leur carrière très jeunes pourront, quant à eux, bénéficier d'une retraite à taux plein dès 60 ans.
Renforcer l'équité du système de retraite. Le Gouvernement souhaite, d'une part, rapprocher les règles applicables aux fonctionnaires de celles applicables aux salariés du secteur privé et, d'autre part, proposer de nouvelles mesures de recette qui concerneront les plus hauts revenus: revenus du capital, stock-options, retraites chapeaux...
Préserver et renforcer, pour certaines catégories d'assurés, les dispositifs de solidarité. Ces mesures concerneraient notamment les jeunes en situation précaire et les femmes (indemnités journalières de maternité assimilées à des salaires pour la retraite, mesures pour garantir la réduction des écarts salariaux hommes/femmes...)
Améliorer la compréhension par les Français des règles de la retraite en renforçant leur droit à l'information, notamment en début et milieu de carrière.
L'enjeu est donc de taille: permettre à notre système de retraites de revenir à l'équilibre dès 2018 tout en préservant à la fois le modèle par répartition et le niveau de vie des retraités . On ne peut que regretter qu'une fois encore la gauche, qui mène une véritable campagne de désinformation sur cette réforme que tous nos partenaires européens, de droite comme de gauche, se sont résolus à mener, ne soit pas à la hauteur de ce nouveau défi pour notre pays.




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