Le voyage officiel auquel
j'ai eu l'honneur de participer en compagnie de plusieurs ministres,
parlementaires et industriels français fut la première
visite d'un président français depuis celle de François
Mitterand en 1993.
Le Chef de l'Etat, qui a défendu la
candidature du Kazakhstan pour la présidence de l'Organisation
pour la sécurité et la coopération en Europe
(OSCE), a salué la décision de Nursultan Nazarbaïev
de renoncer à l'arme nucléaire. Il a par ailleurs mis
en lumière le succès de ce jeune pays, né de
l'effondrement de l'URSS, qui a notamment réussi à
faire cohabiter de nombreuses minorités au sein de son
territoire.
Sur le plan économique, ce voyage a permis
aux industriels français de conclure plusieurs contrats
particulièrement importants pour l'industrie française
et le développement économique du Kazakhstan. D'un point de vue énergétique, la France a obtenu l'exploitation
d'une partie des ressources d'un champ gazier russo-kazakh, ce qui
lui permet de diversifier ses approvisionnements énergétiques
et de s'affranchir des grands pays exportateurs de gaz. Un protocole
d'accord pour la pose d'un oléoduc, des contrats pour la
fourniture de deux satellites d'observation de la Terre et des
accords sur le nucléaire civil, secteur clé de
l'économie kazakhe, ont également été
signés.
Ce voyage présidentiel au Kazakhstan a,
une nouvelle fois, mis en lumière la volonté du Chef de
l'Etat d'encourager le rayonnement de notre pays à l'étranger
tout en soutenant le dynamisme de l'industrie française à
l'international.





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