Après le rapport de la Chambre
régionale des comptes qui met en cause la gestion municipale à
Levallois-Perret et provoque moult retombées médiatiques,
France Soir a demandé à Isabelle Balkany, le premier
adjoint de la ville et l'épouse de Patrick Balkany de
s'expliquer. Des réponses en forme de mise au point qui
éclairent d'un jour nouveau la polémique.
N'est-ce pas un peu curieux que la
gestion de Levallois soit l'objet d'un rapport de 46 pages de la
Chambre régionale des Comptes d'Ile-de-France... et de toutes
les attentions de nombreux médias ?
Oh, c'est plus que curieux. Et à
plus d'un égard. D'emblée, il y a dans cette affaire un
problème de forme : s'il existe bien un rapport de 46 pages,
il est assorti de demandes de réponses point par point... Or,
ces réponses ont été fournies. De manière
précise et en 25 pages... auxquelles, de toute évidence,
les journalistes n'ont pas eu accès. Sur le fond, il
convient, avant toute chose, de signaler que des observations de la
Chambre régionale, provisoires, auraient dû, en raison
des réponses fournies et que j'ai moi-même rédigées,
être purement et simplement supprimées.
Après avoir observé que
la ville de Levallois avait émis des billets de trésorerie
pour plus de 200 millions d'euros, non intégrés dans le
calcul de la dette, la Chambre régionale des Comptes met
également en cause un "problème de sincérité
du niveau d'endettement". Mais ce "problème"
est-il réel ?
L'idée que des montants aient pu
ne pas être intégrés dans les comptes est fausse.
J'insiste : toutes les sommes sont inscrites. Sinon le Trésor
Public n'aurait pas validé les comptes de la Ville. En
réalité, il s'agit uniquement d'un problème
d'ordre technique, lié à l'existence d'une ligne
comptable baptisée « Billets de trésorerie ».
Selon la Chambre régionale des comptes, les fonds ne
figureraient pas à la « bonne » ligne.
L'ennui, c'est qu'elle met ainsi en cause le comptable public qui,
lui, en a estimé autrement et nous a invités à
nous conformer à ses vues... Intellectuellement, c'est plutôt
« fort de café » et dérangeant.
D'un côté, on nous a obligé à faire. De
l'autre, on nous le reproche ! Le mot « insincère »
n'en paraît, dans ces conditions, que plus déplaisant,
d'autant que c'est le seul que retiennent certains médias et
qu'il trahit une volonté d'insinuation.
Enfin, il me semble nécessaire
de souligner qu'au travers des billets de trésorerie, la ville
a pu faire des économies très substantielles. Elle a
obtenu des prêts à des conditions intéressantes
parce qu'elle était une bonne signature et que sa notation
était fiable auprès des financiers. En fait, Levallois
a eu recours au crédit, mais elle a la capacité de
rembourser et aucun de ses emprunts n'est « toxique ».
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